Javier Iglesias Plaza

"JAVIER IGLESIAS (Reus, 1978) a misé une grande partie de ses 32 années grises sur des études universitaires (Psychologie, Philologie hispanique, Sciences humaines et Journalisme), sans arriver en en terminer aucune, ce qui mérite sans aucun doute le prix d’excellence dans le cursus assez peu connu, voire quelque peu méprisé, du "non-achèvement".
Il ne peut, par conséquent, que nommer « Démarche autodidacte » ce que ses parents appellent « Échec Vital .»
Il a eu la chance/malchance immense de se faire voler son âme par Blade Runner lorsqu’il était gamin, le considérant d’emblée comme un chef-d’œuvre, qui est, aspect qui devait le marquer à jamais, marginal, et bien évidemment détaché de toute activité utile dans cette société.
Depuis lors, il est fermement convaincu qu’il se réincarnera en "Réplicant", en 2019, se libérant ainsi du minable consensus et de l’empathie qui le prennent en tenailles, sous les auspices du politiquement correct qui étouffe absolument tout. De sorte qu’il patiente en fabriquant des textes absurdes et des poèmes assez peu normaux qu’il sert d’ordinaire sur son blog personnel dont le nom, Vida Puta y Sin Talento* (Putain de Vie Sans Talent) rend sans objet quelque commentaire que ce soit.
Il est également éditeur littéraire de la revue Caldodecultivo Magazine depuis son quatrième numéro qui –soit dit en passant– n’a pas encore mis la clé sous la porte. Afin de payer ses factures et avoir un plat (pré-cuisiné) à se mettre sous la dent, il travaille dans une librairie, ce qui revient à dire qu’il perd son temps à vendre des livres au lieu de les écrire. Il souffre d’un trouble obsessionnel compulsif qui le pousse à collectionner toutes sortes de BD fantastiques d’horreur, des romans de guerre plutôt rudes et des photographies couleur sépia de gens au regard fuyant. Le manque ou l’absence totale de sens de l’humour ainsi que le fait de se prendre trop au sérieux lui semblent le genre de bêtises qui accélère l’entropie qui pourrit le monde."

Javier Iglesias Plaza